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Lechevin_7493 avec créditLors de son prochain colloque, l’Observatoire de la précarité énergétique, piloté par l’ADEME, va publier des travaux sur la précarité énergétique, redéfinie en fonction d’une série de critères et non plus par l’unique paramètre habituellement retenu : le fait que 10 % du budget de la personne ou du foyer est dépensé en factures d’énergie.

La précarité énergétique ne concerne pas le seul logement, mais s’étend à la mobilité et à la santé. Elle ne toucherait donc pas 4 millions de personnes comme l’indiquent les données de 2006, mais près de 20 % de la population. Il faut donc traiter ce problème et ne pas avoir peur du financement. 

C’est ainsi que Bruno Lechevin, Président de l’ADEME, accueillait la création d’un chèque énergie, article 60 du projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte, lors de son audition parlementaire du 11 septembre dernier. Il ajoutait : La création du chèque énergie me réjouit : c’est un combat de plusieurs années dans divers métiers et une conviction personnelle. 

Le premier colloque de l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE) se tiendra le 3 octobre à la Maison de l’Artisanat, Paris 8ème .

 

Alors que de nombreuses villes françaises ont été récemment touchées par une forte pollution de l’air aux particules fines, l’ADEME rappelle que l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique et en particulier de ces particules est bien réel. Les particules fines émises par le transport, le chauffage et l’industrie (dont l’agriculture) sont potentiellement les plus toxiques car elles ont la faculté de se déposer au plus profond des voies respiratoires.

L’exposition aux particules fines (PM2,5) réduit l’espérance de vie de 8,2 mois et est à l’origine de 42 000 morts prématurées chaque année. Les dernières données scientifiques renforcent encore le lien entre la pollution de l’air extérieur et des pathologies respiratoires et cardiovasculaires et mettent en évidence des effets sur la reproduction, le développement foetal ou neurologique.

Visuel Indice CITEAIR

Indice européen Citeair

Cette pollution n’est pas une fatalité, des solutions existent.

A court terme, outre le vélo et la marche, l’usage de services comme le covoiturage ou l’autopartage, l’utilisation des moyens de transport collectif (bus, tramways, autocars, trains) sont à privilégier dans la mesure du possible.

Visuel Voitures polluantsD’autres mesures comme les limitations de vitesse peuvent elles aussi avoir des impacts sur la qualité de l’air.

A moyen terme, il est nécessaire d’agir prioritairement sur les véhicules les plus émetteurs de particules et de NOx, en particulier les véhicules Diesel non équipé de filtres à particules fermés qui représentent encore environ les deux tiers du parc: véhicules particuliers et véhicules de livraison ainsi que flottes captives (taxis, bus…) circulant dans les agglomérations. Ces modes de transport doivent être substitués par d’autres modes de transports moins polluants ou par des véhicules plus respectueux de l’environnement.

Ailleurs, en Europe, les Low Emission Zones (Zones à faibles émissions) ont pourtant démontré leur efficacité comme mesure pérenne pour réduire les niveaux de pollution par les particules et le NO2. Elles consistent à interdire la circulation des véhicules les plus polluants dans les agglomérations confrontées à des dépassements des seuils réglementaires.

Pour en savoir plus :

 

Visuel A&V Electromobilité

Le développement des transports propres et de la mobilité bas carbone permettra de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, de diminuer notre consommation d’énergies fossiles, d’améliorer la qualité de l’air et d’engager ce que j’appelle « l’après-pétrole », rappelle Madame Ségolène Royal, Ministre de l’Ecologie, dans un entretien accordé ce mois-ci au magazine ADEME & Vous.

En France…

93% des carburants utilisés dans le transport sont issus du pétrole (Source : Rapport Énergies 2050).

36% des émissions de C02 sont issues du secteur des transports (Source : Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique).

0,5%, c’est la part du véhicule électrique dans le marché automobile (Source : Association auxiliaire de l’automobile).

7 millions de points de recharge, c’est l’objectif gouvernemental pour 2030 (Source : Ministère de l’Écologie).

La France est pourtant au 1er rang concernant la vente de véhicules électriques en Europe (Source : Association pour le développement de la mobilité électrique). 

Si le pétrole reste prépondérant dans le secteur des transports, une évolution de nos déplacements est possible; une évolution connectée, « intelligente » qui se répartirait sur l’ensemble des modes de déplacement et l’usage plutôt que la possessionL’électromobilité, c’est-à-dire des déplacements s’appuyant sur l’usage du véhicule électrique, pourrait être l’un des catalyseurs de cette évolution.

L’électromobilité, c’est le thème abordé par le numéro de septembre du magazine ADEME & Vous.

Semaine européenne de la mobilité 2014

Changer nos modes de transports pour parvenir à améliorer la santé publique, la protection de l’environnement et l’urbanisme est un défi de taille. Comment réussir à assurer la circulation des biens et des personnes tout en réduisant les nuisances liées au trafic automobile ?

Aujourd’hui déjà, outre le vélo et la marche, des solutions existent, qui permettent la diminution de l’usage individuel de la voiture : le développement de services de mobilité (covoiturage, autopartage), l’utilisation des moyens de transport collectif (bus, tramways, autocars, trains), ou des solutions pour changer de véhicule.

Et demain ? Le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte place la mobilité parmi les grands enjeux de ces années à venir. Ceci passe notamment par le soutien à l’innovation vers le véhicule propre et l’organisation de nos déplacements en zone urbaine.

  • Aller vers des déplacements intelligents : Grâce aux nouveaux outils de communication comme les smartphones ou tablettes, on facilite l’information en temps réel, la géolocalisation ou encore la mise en relation. Les technologies de l’information et de la communication (TIC) offrent un véritable potentiel pour faciliter nos déplacements.
  • Organiser des déplacements respectueux de la qualité de l’air : Les maires d’agglomération et de villes de plus de 100 000 habitants concernées par un Plan de Protection de l’Atmosphère pourraient avoir la possibilité d’instaurer des zones de circulation restreinte (ZCR) pour les véhicules les plus polluants.

La 13ème édition de la Semaine européenne de la mobilité (du 16 au 22 septembre 2014) fait la lumière sur les solutions innovantes pour bouger autrement.

Visuel Modes de vieL’ADEME s’est fortement impliquée dans le Débat National sur la Transition Energétique (DNTE) en portant les principales propositions issues de ses scénarios énergétiques et climatiques aux horizons 2030 et 2050. Ce travail de prospective montre qu’il est possible de diviser nos émissions de gaz à effet de serre par 4 d’ici 2050 en diminuant par deux notre consommation d’énergie et en développant fortement les énergies renouvelables.

Une évaluation macro-économique de ces scénarios, publiée à l’été 2013, souligne que la transition énergétique est aussi porteuse d’emplois et de richesse : en 2030, 330 000 emplois supplémentaires pourraient être créés ; en 2050, entre 690 000 et 875 000 emplois supplémentaires.

Enfin, cette transition énergétique serait possible sans remettre en cause les souhaits de confort et de bien-être des Français. C’est ce qu’avance un récent travail mené par l’Agence proposant une transcription en « modes de vie » de ses scénarios. Autrement dit, ce troisième volet montre à travers la description du quotidien de 8 familles types vivant en 2030 et en 2050, la diversité des modes de vie possibles selon des critères de localisation, de revenus, d’organisations familiales ou encore d’âges dans un avenir basé sur un système énergétique sobre – c’est à dire dont la consommation énergétique finale serait divisée par 2 – et fortement renouvelable.

Cet ouvrage est aujourd’hui accessible :

Aujourd’hui, 11 septembre 2014, à Toulouse, l’ADEME participait, aux cotés de COFELY INEO et ses partenaires (Laboratoire Laplace-INP Toulouse, Levisys et CIRTEM), à l’inauguration de Smart Grid Experience, premier réseau électrique intelligent testé à l’échelle d’une zone d’activité permettant ainsi de connecter les installations qui consomment de l’énergie, celles qui en produisent et celles qui la stockent. Ainsi connectées, ces différentes installations électriques communiquent entre elles, ce dispositif assurant une meilleure gestion de l’équilibre entre production et consommation électrique à l’instant T.

En effet, demain le réseau électrique devra prendre en compte non seulement l’énergie produite par les grandes unités de productions que l’on connait (hydroélectriques, nucléaires ou à partir d’énergie fossiles) mais aussi, et de plus en plus, l’énergie produite localement, souvent intermittente comme le solaire ou l’éolien, parfois même par un consommateur, lui-même producteur d’énergie. Ainsi, les flux d’électricité circuleront dans les deux sens et leur gestion nécessitera que le réseau soit doté d’une certaine…intelligence.

L’expérimentation coordonnée par COFELY INEO aura lieu sur un site où travaillent 230 personnes et dont 50 % des besoins énergétiques sont couverts par une production locale d’électricité d’origine renouvelable, éolienne (60 kW) et photovoltaïque (300 kWc). Une fois produite, l’énergie peut-être autoconsommée ou stockée grâce à des batteries lithium-ion (1,5 MWh) afin d’optimiser le bilan économique et environnemental du site. Un système de gestion intelligente de l’énergie élaboré par COFELY INEO et ses partenaires collecte et centralise les informations de consommation et de production via des capteurs répartis sur le site et pilote les installations pour mettre en adéquation la production et de la consommation.

D’autres expérimentations permettront notamment de tester la recharge intelligente des véhicules électriques ou encore la récupération de l’énergie du freinage des tramways et métros.

Au sein de cette expérimentation, ce sont deux projets spécifiques que l’ADEME a choisi de soutenir pour le compte de l’Etat dans le cadre du Programme Investissements d’Avenir. Il s’agit de Smart ZAE, lauréat d’un appel à projets Réseaux électriques intelligents et de FLYPROD, projet retenu comme solution de stockage de l’énergie (voir les fiches jointes).

Ainsi, sur la seule thématique SMART GRID, ce sont plus de 300 M€ d’investissements qui sont prévus sur 16 projets lauréats des Investissements d’Avenir, accompagnés et financés par l’ADEME à hauteur de 86 M€.

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Visuel Je suis écomobileA l’occasion de la Semaine européenne de la mobilité (16-22 septembre), la Fondation La main à la pâte lance son nouveau projet pédagogique Je suis écomobile que l’ADEME a choisi de soutenir.

Destiné aux classes allant du CE2 à la 6e, il s’agit à travers ce projet de sensibiliser les élèves aux aspects environnementaux, sanitaires, économiques et sociaux des transports.

Je suis écomobile permet d’aborder, à l’école comme au début du collège, la thématique des transports selon plusieurs axes : l’histoire des sciences et des techniques (depuis l’invention de la roue jusqu’à l’avion ou la voiture solaire), les impacts des transports sur l’environnement, la santé et la qualité de vie, ainsi que les enjeux actuels de l’écomobilité à l’échelle de l’individu, de la famille ou de la collectivité.

Ce projet s’articule autour d’un guide pédagogique publié aux éditions Le Pommier qui fournit les séances de classe « clés en mains » et une progression modulaire en plusieurs parcours possibles, accompagnés d’éclairages pour le professeur.

Grâce au soutien de ses partenaires, la Fondation La main à la pâte diffuse gratuitement plus de 10 000 guides Je suis écomobile aux enseignants qui souhaitent mettre en oeuvre le projet et qui en feront la demande sur le site Internet :

Visuel TEPOS

L’Etat s’est fixé pour objectif de favoriser l’aménagement durable des territoires pour préserver l’environnement, la santé des citoyens et les milieux naturels, et contribuer à l’égalité des territoires.

Cela passe par la rénovation énergétique des bâtiments, le recours à des modes de transport plus propres, le développement de filières locales industrielles, agricoles et artisanales durables, une production d’énergie issue de sources locales et renouvelables dans la mesure du possible, la préservation de la qualité de l’air, de l’eau et des paysages et la mise en oeuvre de projets d’aménagement de type EcoQuartier.

Le gouvernement a ainsi lancé, le 8 septembre, le premier appel à initiatives « Territoires à énergie positive pour la croissance verte ». Cet appel à projets a pour objectif d’engager 200 nouveaux territoires volontaires dans une démarche exemplaire répondant à cette nécessité d’aménagement durable.

Pour en savoir plus :