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Échanger et mutualiser les ressources, entre acteurs industriels, à l’échelle d’un territoire, tel est le principe de l’Écologie Industrielle et Territoriale (EIT).

Concrètement cela se traduit par des actions de réutilisation des eaux usées, de valorisation des excédents de chaleur, de production d’énergie à partir de ressources renouvelables, de partage d’un équipement ou d’une flotte de véhicules, de mutualisation du traitement de déchets…

L’enjeu ? Accroître la compétitivité des entreprises tout en permettant au territoire de répondre de manière concrète aux enjeux de l’énergie, du changement climatique, de la disponibilité des ressources et de la relocalisation des activités. Aujourd’hui, l’Écologie Industrielle et Territoriale en France, c’est une quarantaine de démarches, la structuration de réseaux d’acteurs dédiés, une législation en mouvement et un soutien institutionnel affirmé.

En Rhône-Alpes, l’Association des Industriels de la Région de Meyzieu (AIRM) et Biovallée® (Communautés de Communes du Val de Drôme, du Diois, du Pays de Saillans et du Crestois) ont décidé de se lancer. Les projets, baptisés SIEL (Synergies Industrielles de l’Est Lyonnais) et DOP’EIT TEPOS Biovallée seront accompagnés par l’ADEME et la Région Rhône-Alpes dans le cadre d’un appel à projets dédié à l’EIT.  

Pendant les 3 prochaines années, ces territoires vont :
- dresser un état des lieux de leurs différents potentiels pour définir des synergies ciblées ;
- mettre en place rapidement des synergies entres les acteurs du territoire, ainsi que des actions de plus long terme.

Les enseignements de ces deux projets permettront à d’autres territoires de se lancer dans des démarches d’EIT pour faire concrétiser une transition écologique et économique durable.

Eveiller l’intérêt des entreprises pour l’éco-conception, leur donner les moyens de s’engager dans cette démarche non seulement rentable mais aussi durable, c’est ainsi que l’ADEME s’emploie depuis près de dix années à promouvoir ce modèle économique et environnemental d’avenir. Car l’éco-conception est un maillon essentiel de l’économie circulaire. Elle suscite l’innovation comme le montrent les 6 projets lauréats d’un récent appel à projet de recherche de l’ADEME (lire notre communiqué de ce jour).

Produire autrement

Tous les biens ou services ont un impact sur l’environnement. L’éco-conception cherche précisément à réduire ces impacts environnementaux à chaque étape du cycle de vie d’un produit : des ressources nécessaires à sa fabrication jusqu’au terme de son utilisation, tout en préservant sa qualité d’usage et son niveau de performance.

Selon une étude réalisée en 2013 par le Pôle Éco-conception en France et l’Institut de développement de produits au Québec avec le soutien de l’ADEME, auprès de 119 entreprises réparties en Europe et au Québec, si en France l’éco-conception reste à ce jour faiblement déployée, elle contribue pourtant à augmenter les ventes, réduire les coûts et valoriser l’image de l’entreprise, une solution « gagnant-gagnant », à la fois pour l’économie et l’environnement.

Ainsi, 96% des entreprises estiment que l’éco-conception a un effet positif ou neutre sur ses profits. Cette enquête révèle également que pour un tiers des entreprises françaises, la démarche d’éco-conception a favorisé l’innovation.

Visuel étude profitabilité

Impact du produit éco-conçu sur les profits

La création de biens ou services économiquement plus rentables et plus durables est donc aujourd’hui un enjeu de compétitivité pour les entreprises, un challenge que toutes doivent être en mesure de relever pour pérenniser leur activité (emplois, parts de marché, impact environnemental, etc.).

L’offre d’accompagnement de l’ADEME

C’est dans ce contexte que l’ADEME propose et apporte son soutien aux entreprises françaises dans leur démarche d’éco-conception. Son accompagnement s’articule en 3 étapes clés :

  1. la sensibilisation : pour initier toute démarche d’éco-conception, l’ADEME met à disposition des entreprises son Bilan Produit®. Il permet de réaliser l’évaluation environnementale d’un produit par l’analyse des impacts (consommations de ressources et rejets) sur l’ensemble de son cycle de vie, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à son élimination. A ce jour, il s’agit du seul outil d’évaluation gratuit de la qualité écologique des produits ;
  2. l’information : au-delà du Bilan Produit®, l’ADEME met sur son site et à disposition des entreprises, de nombreux guides et outils gratuits. L’annuaire de l’éco-conception en est un exemple. Particulièrement pratique lorsqu’une entreprise souhaite se lancer dans une démarche d’éco-conception, il permet de recenser les ressources nécessaires pour un accompagnement technique ou encore financier ;
  3. la valorisation : afin de faire valoir leur démarche d’éco-conception, affirmer et cautionner leur action auprès de leurs clients, les entreprises peuvent rechercher à apposer un logo environnemental sur leurs produits. Pour les aider dans cette démarche de transparence, l’ADEME a analysé 119 logos environnementaux et leurs critères dans un seul guide « Tout savoir sur les logos environnementaux apposés sur les produits de consommation courante » (disponible à l’achat sur le site de l’ADEME). Un exemple : l’Écolabel Européen prévoit que les critères soient déterminés sur la base de données scientifiques, en prenant en compte le cycle de vie complet des produits.

L’étude sur La profitabilité de l’éco-conception (PDF – 1,3 Mo

L’ADEME s’est vue confier en 2010 quatre programmes des Investissements d’Avenir (PIA) – pilotés par le Commissariat Général à l’Investissement – pour soutenir la réalisation d’expérimentations préindustrielles, de démonstrateurs de recherche, ou de premières industrielles dans les domaines des énergies renouvelables et de la chimie verte, des véhicules et de la mobilité du futur, des réseaux électriques intelligents et de l’économie circulaire.

Au 31 décembre 2013, à l’issue de 35 appels à projets (dont 6 en cours), ce sont 575 projets qui ont été soumis, associant plus de 2 000 entités, et déjà 139 lauréats.

© PSA Peugeot-Citroën

© PSA Peugeot-Citroën

Le dispositif a montré sa capacité à mobiliser les entreprises sur ces créneaux porteurs et à stimuler leur capacité d’innovation. Les entreprises bénéficiaires prévoient un chiffre d’affaires induit de plus de 10 milliards d’euros et plus de 10 000 emplois directs à l’horizon 2020.

Les premiers bilans permettent d’observer quatre types d’impact selon la structure et la dynamique de la filière  :

  • sur les filières qui ne sont pas encore structurées, l’impact est déterminant pour les acteurs. C’est le cas du solaire photovoltaïque à concentration, de l’hydrogène, des énergies marines, des nouvelles filières de recyclage ou encore des nouveaux services de mobilité. Ces domaines sont très dynamiques mais également très risqués (technologie, marché). Le PIA permet ainsi l’émergence de projets structurants et de nouveaux acteurs qui n’auraient pas pu voir le jour seuls;
  • sur les filières en phase de structuration avec des acteurs en place, l’impact du PIA est d’accélérer cette structuration, comme observé sur l’amont ou l’aval du photovoltaïque, sur la géothermie électrogène, le grand éolien ou la thématique des véhicules électriques et de leurs infrastructures de recharge ;
  • sur les filières établies en mutation rapide, le PIA permet d’accompagner des basculements de marché ; ceci est apparu nettement sur l’hybridation des véhicules ou sur l’aval de la gestion de l’énergie ;
  • sur les filières établies en mutation plus lente, le PIA a un impact de plus long terme avec des effets de réplication potentiellement forts, les secteurs étant déjà très structurés : de tels impacts sont attendus sur les navires du futur, le secteur ferroviaire, la réhabilitation des bâtiments et la gestion de l’énergie.

Visuel Journée technique MéthanisationSi on place des déchets organiques – de type fumier ou encore déchets de fruits et légumes - dans une cuve chauffée et sans oxygène, on obtient, après 20 à 60 jours, grâce au travail d’un grand nombre de bactéries, un résidu et un gaz composé principalement de méthane et de gaz carbonique. C’est ce principe que l’on appelle la méthanisation.

Le gaz produit est appelé biogaz ; c’est un gaz renouvelable par opposition au gaz naturel d’origine fossile. Le résidu quant à lui est appelé le digestat; composé notamment d’eau et de résidus organiques, il pourra servir de fertilisant pour les sols.

Historiquement déployée comme technique de dépollution des effluents, la méthanisation implique de plus en plus le secteur agricole. Il s’agit non seulement de développer la gestion des déchets organiques qui contribue de manière croissante à l’économie de ressources par le retour au sol et la production d’énergie renouvelable, mais aussi d’améliorer le bilan des émissions de gaz à effet de serre principalement liées à l’élevage.

Ainsi, début 2014, la France compte 140 installations à la ferme et 20 installations centralisées / territoriales en fonctionnement pour une capacité de production de l’ordre 350 GWh/an d’électricité et 500 GWh/an de chaleur en 2013. La dynamique de ces secteurs est importante avec 60 nouvelles installations par an et devrait se poursuivre dans les années à venir, grâce à l’impulsion donnée par les pouvoirs publics au travers du Plan National d’Action en faveur des Énergies Renouvelables (PNAER) et du Plan Énergie Méthanisation Autonomie Azote (PEMAA).

Mais les interrogations demeurent nombreuses : quelles sont les conditions de réussite d’un projet de méthanisation ? Quels substrats utiliser ? Quelles valorisations énergétiques ? Peut-on substituer le digestat aux engrais minéraux ? Quelle est la rentabilité des installations ? La filière est-elle porteuse d’emplois ?

Pour répondre à ces questions, l’ADEME organise le 13 mai prochain une journée technique nationale intitulée Méthanisation, de nouvelles opportunités pour les territoires, entièrement consacrée à la filière. Elle sera structurée en deux parties :

  • les performances des installations de méthanisation centralisée et à la ferme : un bilan technique, énergétique, environnemental, agronomique et social de 8 unités et de nombreux retours d’expériences ainsi qu’une étude de rentabilité sur 21 installations françaises ;
  • les perspectives de développement de la filière à court et moyen termes et notamment un point sur les gisements mobilisables : les déchets des gros producteurs avec un volet sur les sous-produits animaux ainsi que les cultures énergétiques, CIVE et résidus de culture. Un autre point portera sur les nouveaux débouchés du biogaz.

Le programme de la journée Méthanisation du 13 mai 2014 (PDF – 1,4 Mo)

Le mardi 8 avril 2014 a eu lieu à Rabat la réunion de lancement du dispositif de formation à l’efficacité énergétique de la construction au Maroc, financé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM).

logo_aderee_01_951Ce lancement s’est opéré dans le cadre du projet d’appui à l’Agence marocaine pour le Développement des Energies Renouvelables et de l’Efficacité Energétique (ADEREE) pour la mise en œuvre de la première réglementation thermique de la construction au Maroc.

Le projet va proposer des modules de formation de formateurs pour diffuser les compétences nécessaires à la mise en œuvre de la réglementation thermique de la construction au Maroc qui devra s’appliquer à partir de fin 2014.

Il va aussi venir renforcer le centre de formation Green Platform de l’ADEREE à Marrakech en proposant des modules de formation pratique supplémentaires, ainsi que des modules mobiles qui pourront être utilisés partout dans le Royaume.

Ce dispositif sera l’un des aboutissements du programme d’amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments au Maroc, débuté en 2010 avec le soutien du PNUD-GEF, du FFEM, de l’ADEME et de l’Union Européenne.

Pour en savoir plus :

Label IA_100mm

  • La société Nénuphar, pionnier de l’éolien vertical flottant, réalise une levée de fonds de 15 M€.
  • Le Fonds Ecotechnologies réalise son sixième investissement dans le cadre des Programmes Investissements d’Avenir confiés à l’ADEME.
  • AREVA renforce son offre en investissant dans l’éolien flottant.

 

AREVA et le Fonds Ecotechnologies, géré par Bpifrance pour le compte de l’Etat dans le cadre des actions des Programmes Investissements d’Avenir confiés à l’ADEME, ont conclu avec la société Nénuphar un accord pour une prise de participation au capital de celle-ci.

Le Fonds Ecotechnologies investira un montant de 5 millions d’euros dans la société Nénuphar à l’occasion d’une augmentation de capital d’un montant total de 15 millions d’euros aux côtés d’AREVA et des fonds investisseurs historiques gérés par Idinvest Partners. Cet accord prévoit également la possibilité d’une montée progressive d’AREVA au capital de la société.

© Copyright Nénuphar 2010.

© Copyright Nénuphar 2010.

La société Nénuphar a développé un concept d’éolienne à axe vertical innovant et adapté à l’éolien flottant. Cette technologie, économique grâce à un flotteur peu volumineux, est positionnée pour équiper des projets de parcs éoliens flottants en France et à l’étranger.

A l’avenir, l’éolien flottant permettra l’installation de champs marins par grandes profondeurs – au-delà de 50 mètres – où l’éolien posé n’est plus compétitif. Il ouvrira ainsi de nouveaux territoires aux projets éoliens en mer : la Méditerranée ou encore les zones éloignées des côtes en Mer du Nord, dans l’Atlantique et dans le Pacifique.

Fin 2014, le groupe AREVA comptera 126 éoliennes de 5 MW installées en mer.

Pour en savoir plus sur :

Dans le cadre du débat national sur la transition énergétique, l’ADEME a proposé une vision prospective à 2030 et 2050. Cette vision illustre les voies possibles permettant de diviser par 4 les émissions de CO2 d’ici 2050. Partie intégrante de cette prospective, l’évolution de nos modes de déplacement et de nos comportements apparaît Visuel Cloud Mobilités Mutationcomme incontournable. Ainsi en 2050, nos déplacements se répartiraient de la façon suivante :

  • 30% en véhicule partagé,
  • 20% en véhicule individuel,
  • 25% en transports collectifs,
  • 15% en vélo,
  • 10% en 2 roues motorisés.

Cette évolution devra s’appuyer sur l’apport des outils numériques qui changent notre relation à l’objet, automobile en particulier.

Les 3 et 4 décembre derniers, ce sont réunis autour du thème d’une mobilité en mutation de nombreux acteurs industriels dans les domaines de la construction automobile, de l’énergie, des infrastructures, des systèmes d’information, du numérique, des télécommunications et des datas, de la start-up à la multinationale, en présence de laboratoires de recherche et de collectivités territoriales.

L’objectif de ces deux journées : passer à l’action sur des projets concrets pour co-concevoir, au plus près des utilisateurs, de nouvelles solutions en matière de mobilité, intégrant dès l’amont la valeur ajoutée de l’industrie numérique.

Nous vous proposons ici une synthèse de ces journées Mobilités Mutations du 3 au 4 décembre 2013 ainsi que des liens vers les interviews d’experts issus d’entités comme Orange Labs, Blablacar, La Fing ou encore Renault et la SNCF.

  • Ademevous74_couv70 % des émissions de gaz à effet de serre sont liées à la fabrication et au transport des produits ainsi qu’au traitement des déchets qu’ils génèrent. Sources : donnée 2006, CO2 ADEME d’après Inventaire national (2009) et Bio-IS (2006)
  • 100 000 tonnes d’emballages ménagers auraient été évitées entre 2007 et 2012 grâce à l’écoconception et à la réduction des emballages. Source : Eco-Emballages

La consommation des ménages français a été multipliée par trois depuis les années 1960 et engendre des impacts environnementaux de plus en plus lourds. L’explosion du parc de voitures particulières en est un exemple marquant, avec six fois plus de véhicules sur les routes aujourd’hui. Les dépenses consacrées à l’habillement et l’alimentation ont singulièrement baissé, alors que celles dédiées à la communication, la santé, les transports et les loisirs ont augmenté, traduisant une profonde mutation de la société et des modes de vie.

La crise économique et le développement massif d’Internet bouleversent les habitudes de consommation des Français qui restent par ailleurs sensibles aux préoccupations environnementales. Les ménages sont vraisemblablement en quête de produits plus respectueux de leur environnement mais aussi de pratiques collaboratives. Celles-ci ouvriraient la voie à une évolution possible du modèle économique existant ; le consommateur « propriétaire » deviendrait alors un usager du « partage » .

Consommer autrement, c’est le thème que le N°74 de ADEME & Vous a choisi de traiter ce mois-ci dans son dossier central.

Label IA_100mmLa Convention Internationale des Energies Marines Renouvelables (Thetis – EMR) qui se tient du 9 au 10 avril à Cherbourg, est l’occasion pour l’ADEME de faire connaître deux innovations retenues dans le cadre du Programme Investissements d’Avenir (PIA) et concernant en particulier la filière hydrolienne en mer. Cette filière permet de produire de l’électricité à partir de l’énergie des courants marins pour l’injecter sur les réseaux continentaux ou insulaires.

La France est dotée d’une importante surface maritime, ressource énergétique dont le potentiel est l’un des plus importants au monde. A cela s’ajoute une solide base industrielle, technique et scientifique en matière d’ingénierie offshore, de production d’électricité et de génie maritime.

Ainsi les énergies marines renouvelables constituent sur le long terme une filière stratégique particulièrement importante pour le pays.

Un premier appel à projets (AMI) portant sur les énergies marines renouvelables avait permis de financer cinq projets en 2011. C’est dans le cadre d’un deuxième AMI « Energies Marines Renouvelables – Briques et Démonstrateurs », lancé en 2013 et clos le 31 octobre que l’Etat annonce aujourd’hui soutenir et financer, à hauteur de 11,2 millions d’Euros sur un montant total de 32 millionsdeux premiers projets sélectionnés .

Prismer

Visuel PRISMERL’acheminement jusqu’à terre de l’électricité produite en mer représente un fort enjeu technique et une part importante de l’investissement pour une ferme hydrolienne. Elle nécessite le développement de systèmes d’interconnexion et de transformation électriques sous-marins tout en veillant à limiter les coûts d’installation et de maintenance.

Porté par ALSTOM, le projet Prismer propose une architecture électrique spécifique et à coût limité pour les fermes hydroliennes par l’utilisation d’un nœud d’interconnexion entre le transformateur sous-marin et plusieurs hydroliennes.

Le système électrique sous-marin étudié, construit et testé dans le cadre de ce projet comprend :

  • le développement d’un « subsea hub » ayant pour fonction de collecter, de monter en tension et d’exporter l’électricité produite par les hydroliennes via un seul câble d’export relié à terre. Ce « subsea hub » est constitué d’une fondation posée sur le fond marin sur laquelle viendra se fixer une nacelle flottante et détachable comportant les équipements électriques ;
  • le développement de connecteurs électriques et optiques sous-marins (type « wet-mate ») de moyenne tension permettant de connecter les câbles issus des hydroliennes ;
  • la conception de câbles électriques sous-marins adaptés aux zones à fort courant.

Le projet est piloté par ALSTOM, en partenariat avec TE DEUTSCH, SILEC Câbles, l’Université Joseph Fourier (laboratoires G2Elab et GIPSA lab), SECTOR, GDF SUEZ Futures Energies et JIFMAR Offshore Services.

Pile & Tide

La préparation des fonds marins pour la pose d’hydroliennes est un point clé pour leur déploiement industriel. Les méthodes actuelles sont coûteuses, grevant ainsi le prix de revient de cette énergie.

Le projet Pile & Tide – coordonné par GEOCEAN – souhaite développer une solution technico-économique fiable pour la préparation des fonds marins et la fixation des fondations sous-marines. L’objectif du projet est de démontrer la faisabilité et l’opérabilité d’un outil de forage adapté aux conditions météo-océaniques complexes pour un coût d’opération bien inférieur à ceux pratiqués actuellement.

Le prototype envisagé s’appuie sur la pelle ABYSS, conçue par GEOCEAN pour les travaux sous-marins, reliée à un navire de surface et utilisant la réalité augmentée pour l’ergonomie et l’efficacité de l’opérateur. Son adaptation aux conditions de courant et aux fonds marins environnants est à ce jour la principale barrière technico-économique à lever pour permettre le déploiement des futures fermes hydroliennes dont les fondations non gravitaires nécessitent d’être fixées au sol.

Le projet est piloté par GEOCEAN, qui s’est associée à MOJO MARITIME France. Deux laboratoires, de l’Université de Caen Basse-Normandie, et de l’Université Joseph Fourier Grenoble apportent leurs expertises respectives. Des développeurs de technologies hydroliennes participeront également au projet.

Visuel Bâtiment 2013Le bâtiment, secteur le plus consommateur d’énergie et producteur de 23% des émissions nationales de CO2, constitue un immense gisement d’économies d’énergie, donc de réduction de gaz à effet de serre. Ses occupants sont les premières cibles à mobiliser en la matière.

L’édition 2013 des Chiffres Clés du Bâtiment – Énergie – Environnement s’appuie sur les données de l’année 2012.

En 2012

  • La facture énergétique augmente de 12 %, à 68,7 milliards d’Euros. 
  • Le taux d’indépendance énergétique s’effrite, à 52,7%. 
  • La production nationale d’énergie primaire est en légère baisse, à 136,3 Mtep (- 1,2 %). 

Issues pour beaucoup d’études réalisées à l’initiative de l’ADEME, les données recensées dans cette publication annuelle permettent de mesurer les tendances et les évolutions de la maîtrise de l’énergie dans le bâtiment et ainsi de : 

  • dresser un état des lieux périodique du parc, de ses consommations d’énergie, des émissions de gaz à effet de serre et de l’amélioration de sa performance énergétique, 
  • évaluer les impacts de la politique énergétique menée et des engagements européens et internationaux dans le résidentiel et le tertiaire,
  • connaître l’évolution des opinions et des comportements des ménages français à l’égard de la maîtrise des consommations énergétiques de leurs logements.