logo Bon pour le climatLe changement de nos pratiques alimentaires fait partie des solutions importantes au problème du dérèglement climatique. Manger local, surtout végétal et des produits de saison est reconnu comme une façon de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de près de 15%.

L’association BON POUR LE CLIMAT, qui rassemble des restaurateurs, des hôteliers et des consommateurs qui s’engagent ensemble pour innover, faciliter le changement et diffuser cette nouvelle façon de cuisiner et de manger, propose d’accompagner les chefs dans l’évolution de leurs pratiques : partage de savoir-faire, échange de recettes, bilan carbone des plats, outils de communication…

Les adhérents s’engagent de leur côté à proposer au moins une entrée, un plat et un dessert BON POUR LE CLIMAT, c’est-à-dire réalisés avec des produits de saison, locaux, et mettant en avant le végétal plutôt que les protéines animales.

Présidée par François Pasteau, chef du restaurant l’Epi Dupin, l’initiative BON POUR LE CLIMAT a été labellisée COP21.

Label IA3 nouveaux Appels à Projets (AAP) et 1 reconduit

Les 3 AAP « Logistique et intermodalité – Edition 2015« , « Le véhicule dans son environnement – Edition 2015 » et « Route du futur – Edition 2015 » couvrent des thèmes nouveaux et complémentaires aux AAP déjà ouverts. En effet, ces 3 nouvelles thématiques cherchent à promouvoir l’émergence de solutions innovantes intégrant non seulement le véhicule et ses performances mais également l’ensemble du système au sein duquel il évolue. L’AAP Transports ferroviaires – Edition 2015 est quant à lui la reconduction d’un appel à manifestation d’intérêt précédent.

Logistique et intermodalité – Edition 2015

Cet AAP a pour objectif de sélectionner des projets développant des technologies, des services et des solutions industrielles ambitieuses, innovantes et durables dans le domaine de la logistique et du transport de marchandises permettant d’optimiser les flux au niveau des « nœuds » logistiques (ports, gares, aéroports, plateformes logistiques), ainsi que de favoriser l’intermodalité et le report modal.

L’appel à projets Logistique et intermodalité – Edition 2015 se clôture le 31 octobre 2016.

Le véhicule dans son environnement – Edition 2015

Cet AAP a pour objectif de sélectionner des projets développant des technologies, des services et des solutions industrielles ambitieuses, innovantes et durables en matière de gestion des déplacements routiers et notamment concernant la mise en place de systèmes de gestion avancés des véhicules et du trafic routier prenant en compte la nature et l’état du véhicule en lien avec son environnement. Les solutions attendues peuvent concerner à la fois des capteurs, des briques de technologie, des systèmes, des solutions complètes, des services ou de nouveaux modèles d’affaires.

L’appel à projets Le véhicule dans son environnement – Edition 2015 se clôture le 1er octobre 2016.

Route du futur – Edition 2015

Cet AAP a pour objectif de sélectionner des projets développant des technologies, des procédés, des services et des solutions industrielles ambitieuses, innovantes et durables en matière d’infrastructures routières. Les projets attendus peuvent porter sur des solutions permettant la réduction de l’empreinte écologique liée à la construction et à l’entretien des infrastructures, la production, le stockage et l’approvisionnement en énergie, l’amélioration des méthodes de conception et de construction des infrastructures et peuvent prendre en compte l’utilisation des NTIC.

L’appel à projets Route du futur – Edition 2015 se clôture le 1er octobre 2016.

Transports ferroviaires – Edition 2015

Cet AAP a pour objectif de sélectionner des projets développant des technologies, des services et des solutions industrielles ambitieuses, innovantes et durables en matière de systèmes et matériels de transports ferroviaires, guidés au sol, à l’usage des personnes et des marchandises, tant en milieux urbains et interurbains que sur les courtes et longues distances.

L’appel à projets Transports ferroviaires – Edition 2015 se clôture le 31 mai 2016.

Des conditions claires et transparentes fixées au sein des textes des Appels à Projets (AAP)

Les conditions de soutien financier ont été totalement rénovées :

  • Taux d’aides maximaux réévalués,
  • Délais d’instruction maximum de 3 mois entre le dépôt de dossier déclaré complet et la décision de financement
  • Conditions de remboursement des avances remboursables précisément décrites.
Christian WEISS @ADEME

Christian WEISS @ADEME

Lancé à l’automne 2014, l’appel à projets de recherche (APR) « Energie Durable : production, gestion et utilisation efficaces » a pour objectif d’encourager des projets de recherche finalisée impliquant des organismes de recherche, centres techniques, entreprises, associations professionnelles….

15 projets de recherche ont été retenus en 2015, couvrant la production d’énergie (4 projets), la gestion et l’utilisation efficace de l’énergie (8 projets) et la mutualisation énergétique (3 projets). A titre d’exemples, on relèvera notamment des projets dans le champ de l’auto-consommation avec une pompe à chaleur photovoltaïque, de la mutualisation énergétique à l’échelle de l’îlot urbain via des micro-réseaux de chaleur et de froid ou encore de la synergie entre production d’énergie renouvelable et mobilité électrique. Retrouvez ces projets dans l’info-presse ci-dessous.

Une nouvelle édition de cet appel à projets sera lancée au cours du 3ème trimestre 2015.

LinkyA l’occasion de l’accord de coopération signé entre l’ADEME et ERDF ce 9 juillet pour un déploiement facilité auprès des utilisateurs (voir ci-dessous), l’ADEME publie son avis sur le compteur Linky pour évaluer son apport en matière d’économies d’énergie et de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour le consommateur et les collectivités.

L’arrivée du compteur Linky devrait favoriser la réduction des émissions de gaz à effet de serre, notamment en facilitant la réalisation d’économies d’électricité et l’intégration des énergies renouvelables. Mais pour accroître son bénéfice environnemental, son appropriation par le consommateur est nécessaire.

Pour maximiser l’intérêt du compteur Linky, l’ADEME recommande donc que son développement s’insère dans une démarche globale visant à développer une véritable culture de l’énergie, notamment chez les particuliers au travers :

  • de services énergétiques, prévus par la loi de transition énergétique pour la croissance verte, qui permettront par exemple d’être alerté en cas de dépassement de consommation, de pouvoir se comparer à des ménages similaires, etc. ;
  • d’un accompagnement du consommateur, par exemple, par le réseau des Espaces Info-Energie, pour faciliter le passage à l’action et l’appropriation des fonctionnalités offertes par Linky ;
  • d’équipements complémentaires, proposés au coût le plus bas possible, (afficheurs déportés notamment) pour rendre plus lisible et plus concrète la consommation d’énergie et les attitudes de consommation à adopter pour réduire ses consommations : visualisation de la puissance instantanée, tarif en cours, etc.

Accord de coopération entre l’ADEME et ERDF

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(C) ADEME

A partir de décembre prochain débutera le déploiement des compteurs communicants « Linky ». D’ici 2021, les 35 millions de compteurs électriques existants devraient ainsi être renouvelés.

La convention signée ce 9 juillet par le Président de l’ADEME, Bruno Lechevin et le Président du Directoire d’ERDF, Philippe Monloubou a pour objectif de faciliter l’arrivée des compteurs « Linky » dans les foyers et son appropriation par le grand public en faveur d’une meilleure maîtrise de la consommation d’énergie.

Dans un contexte où la réussite de la transition énergétique occupe tous les esprits, la finalité de la coopération entre l’ADEME et ERDF est de permettre à chaque consommateur d’y participer concrètement grâce à une utilisation optimale du compteur Linky. Concrètement, il s’agira d’informer et de sensibiliser les consommateurs et les collectivités aux possibilités offertes par Linky pour mieux maîtriser leurs consommations énergétiques. Sera également mis en avant le rôle des conseillers des Espaces Info-Energie, membres des Points Rénovation Info Service, lors du déploiement du compteur.

« Pour moi, Linky symbolise à lui seul tous les espoirs et toutes les opportunités liées à la transition énergétique mais aussi  toute la complexité et toutes les contraintes de fabrication, de diffusion, d’appropriation : de la belle idée à sa mise en application, nous avons franchi déjà un bon bout de chemin. » Bruno Lechevin, Président de l’ADEME.

MOOCLes MOOCs, cours en ligne, représentent une opportunité pour la filière du bâtiment pour monter en compétence sur la performance énergétique. L’ADEME et le Plan Bâtiment Durable annoncent la création d’une plateforme dédiée aux MOOCs Bâtiment Durable.

 

L’ADEME et le Plan Bâtiment Durable ont lancé une étude de faisabilité d’un système de « MOOC Bâtiment durable », entre décembre 2014 et mai 2015. Cette étude a permis de conclure à la mise en place d’une plateforme dédiée aux MOOCs dans le secteur du bâtiment durable.

La première plateforme de formation dédiée au bâtiment ouvrira à l’automne 2015

Cette plateforme apportera :

  • Un portail spécifique MOOC Bâtiment Durable sera créé sur le site France Université Numérique (FUN) pour accueillir tous les MOOCs sur le domaine du bâtiment au sens large, avec une identification particulière pour les distinguer des MOOCs universitaires.
  • Un système de gouvernance sera mis en place avec les acteurs concernés : branches professionnelles, OPCA, organismes de financement, ministères… pour gérer collectivement cette plateforme.
  • Une charte sera mise en place pour assurer la qualité des MOOCs ainsi que leur déontologie (pas de promotion d’un fournisseur en particulier etc)
  • Afin d’alimenter cette plateforme, des appels à projet de MOOC seront lancés vers les acteurs territoriaux (organismes de formation). Le premier appel est celui de PACTE (Programme d’Action pour la qualité de la Construction et de la Transition Energétique) annoncé le 8 juillet.

Les premiers MOOCs seront publiés sur la plateforme à la fin du 1er trimestre 2016. Il s’agira de MOOCs qui ont déjà été produits ou sont en voie de l’être comme par exemple dans le domaine de la maquette numérique.

Visuel Car Labelling4 fois par an, l’ADEME actualise son Car Labelling, un comparateur en ligne qui affiche les polluants émis par les véhicules neufs – hybrides (non rechargeables), essence et Diesel – actuellement proposés sur le marché automobile français.

Cette année, le site Car Labelling intègre une nouvelle rubrique « Chiffres-clés ».  Elle donne accès de manière interactive à de nombreuses statistiques portant sur les véhicules particuliers.

Ces données couvrent les évolutions des émissions de CO2 des véhicules neufs, les caractéristiques techniques (puissance, masse, vitesse maximale, etc.) ou encore les caractéristiques commerciales  (ventes par constructeurs, etc.). Les Palmarès CO2 sont complétés de classements selon les gammes de véhicules et les carrosseries.

Quelques chiffres-clés de 2014 sur la vente de véhicules

  • 1 795 885 unités vendues en 2014 Après quatre années consécutives de baisse, les ventes de véhicules particuliers ont connu une légère hausse de + 0,3 %.
  • + 20% de vente des véhicules électriques et + 130% de vente des véhicules hybrides rechargeables par rapport à 2013. L’achat des véhicules hybrides non rechargeables a, quant à lui, baissé de 10,28 %.
  • Les classes vertes A, B et C (véhicules < 140 g de CO2 / km) représentent 91,9 % des ventes totales en 2014 contre 88,7% en 2013.
  • 64 % de vente de véhicules Diesel en 2014 : la baisse se poursuit (- 3 points par rapport à 2013, et de -11% par rapport à 2012).
  • PSA et Renault restent en tête des ventes, respectivement 1er (29,9%) et 2ème (25,4%). Ils atteignent 55,26 % des ventes contre 53,4 % en 2013.
  • Par rapport aux Etats-membres de l’Union Européenne, le marché français se situe 4e, et 1ère en nombre de voitures vendues (1 795 885), soit une augmentation des vente de + 0,3%

Le « Car Labelling », conçu par l’ADEME et mis à jour régulièrement, est un outil qui permet d’accéder gratuitement à un grand nombre de données (consommation de carburant, bonus/ malus, émissions de CO2 et de polluants). Il guide ainsi le consommateur dans le choix d’un véhicule moins polluant, plus performant, moins émetteur de gaz à effet de serre.

Tous les mois, un expert de l’ADEME décrypte un enjeu clé pour le climat.

Ce mois-ci, Eric Vésine répond à 3 questions sur  «La place des territoires dans la lutte contre le changement climatique»

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ADEME - Portraits des AdŽmiens - Angers - 8 et 9 juin 2009 Jacques LE GOFF PHOTOGRAPHE ENERGETICIEN 11, place Adolphe ChŽrioux 75015 PARIS - FRANCE TŽl/fax : 00 33 1 48 28 88 60 Mobile : 00 33 6 08 22 45 35 JacquesLeGoff@wanadoo.fr

(C) ADEME / Jacques LE GOFF

Question 1 : Quels sont les différents échelons territoriaux de la lutte contre le changement climatique ?

Le changement climatique est une problématique globale mais la lutte contre ce changement climatique nécessite une action et une mobilisation de l’ensemble des acteurs, quels qu’ils soient, à différents échelons territoriaux.

On peut distinguer 5 échelons géographiques principaux qui ont chacun leur importance. Le premier échelon est l’international : il s’agit de l’engagement des pays à agir tous ensemble pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique. La COP21 en est la meilleure illustration puisqu’en fin d’année, à Paris, l’ensemble des pays tenteront de se mettre d’accord sur des objectifs de réductions de GES afin de ne pas dépasser les 2°C de réchauffement d’ici la fin du siècle. Le second échelon est le niveau européen avec l’engagement de l’Europe de respecter des engagements en termes de réduction de la consommation énergétique, de réduction des émissions de GES et de développement des énergies renouvelables. Le troisième est le niveau national avec en ce moment la discussion et le vote de la loi de transition énergétique pour la croissante verte portée par le MEDDE. Cette loi fixera les objectifs et les engagements de la France pour lutter contre le changement climatique. Le quatrième niveau est l’échelle régionale avec notamment les Schémas Régionaux Climat Air Energie (SRCAE) qui ont  fixé les grandes orientations stratégiques et objectifs pour chaque région. Enfin le cinquième niveau est le niveau local avec l’élaboration de Plan Climat Energie Territoire (PCET) qui représente la phase opérationnelle des collectivités pour agir. L’ensemble de ces échelons sont liés puisqu’ils visent à décliner de façon opérationnelle les engagements internationaux.

Question 2 : Comment les territoires peuvent-ils contribuer à lutter contre le changement climatique ?

Les territoires ont un rôle primordial dans la lutte contre le changement climatique puisqu’il s’agit de l’échelon le plus opérationnel pour le passage à l’action et la déclinaison des orientations stratégiques nationales et régionales. Comme nous l’avons indiqué juste avant, le PCET (bientôt PCAET puisque l’air sera introduit par la loi de transition énergétique) est une des principales  démarches à travers laquelle le plan d’action est mis en place par la collectivité. On en compte plus de 600 en cours aujourd’hui en France. Il comporte un volet atténuation pour la réduction des émissions de GES et un volet adaptation au changement climatique pour que le territoire et ses acteurs anticipent les effets de ce dernier et s’y adaptent. Le PCET doit être élaboré en plusieurs étapes qui sont le diagnostic « climat » qui est en quelque sorte la photo de départ, l’élaboration de la stratégie énergie-climat basé sur ce constat initial, la mise en œuvre des actions qui en découlent et enfin la phase de suivi-évaluation pour mesurer l’impact de la politique mise en œuvre et la réorienter si nécessaire. Une gouvernance doit être mise en place pour le pilotage de la démarche mais également pour la mobilisation de l’ensemble des acteurs du territoire. C’est important car la collectivité seule ne peut pas agir sur l’ensemble des enjeux. Mais elle doit être le levier de la mobilisation.

Un autre exemple actuel de mobilisation importante des territoires est bien sûr l’appel à projets Territoires à Energie Positive (TEPCV) qu’a lancé le MEDDE en 2014 et qui a mobilisé plus de 500 collectivités en France ! Cela démontre que les collectivités sont prêtes à se mettre en marche !

L’ADEME met à disposition des collectivités des guides méthodologiques (ex PCET, évaluation) et techniques ainsi que des outils de diagnostic (ex Impact’Climat), de pilotage de la démarche (ex Cit’ergie, Climat Pratic) ou de suivi-évaluation (ex Impact’Climat). Le centre de ressources bilans gaz à effet de serre (www.bilans-ges.ademe.fr) ainsi que le centre de ressources PCET (www.pcet-ademe.fr) sont également des lieux précieux d’informations pour les acteurs du territoire.

Le savoir-faire de la France et de l’ADEME en matière de plan climat s’exporte également à travers le monde puisque notre direction de l’internationale accompagne des territoires par exemple au Brésil ou en Afrique. Preuve que le plan climat est une démarche assez exemplaire.

Question 3 : Quelles sont les actions les plus notables mises en œuvre par ces territoires pour relever ce défi ?

On ne peut pas vraiment citer des actions en tant que telle car chaque plan d’actions est adapté à chaque territoire, à son contexte, sa situation de départ ou son lieu géographique. Cependant des secteurs comme le bâtiment, les transports ou encore l’agriculture représentent des enjeux forts sur lesquels agir en priorité pour réduire les émissions de GES. Citons quand même, comme illustration d’action actuelle, les plateformes locales de la rénovation énergétique de l’habitat qui sont un bel exemple de ce que peuvent mettre en œuvre les collectivités pour la rénovation énergétique de l’habitat. Pour réussir, ces actions nécessitent en même temps la mobilisation des particuliers, des professionnels du bâtiment ainsi que du secteur bancaire.

Eric Vésine est chef du Service Animation Territoriale (SAT) depuis juin 2014. Il était auparavant chef adjoint du service climat entre 2011 et 2014.