Les VTC constituent une nouvelle offre de transport. Paradoxalement, peu de données publiques existent sur la contribution des services de VTC aux systèmes de mobilité urbaine. Afin de mieux comprendre les usages de services de mobilité en forte évolution, l’ADEME a récemment soutenu la réalisation de plusieurs études sur l’autopartage, le covoiturage, les services vélo…

Cette étude a pour objectif de produire des connaissances relatives aux usagers, usages et impacts sur la mobilité et l’environnement des services de VTC. Elle est basée sur l’analyse d’une enquête par sondage menée entre décembre 2015 et mars 2016. Au total,  plus de 6 500 usagers des VTC ont répondu au questionnaire.

Le profil des usagers

La population estimée des usagers des services VTC en France est de 1,5 million de personnes. Ils présentent une très forte proportion de personnes appartenant à la catégorie socioprofessionnelle des « cadres et professions intellectuelles supérieures ». Parmi les usagers des services de VTC faisant partie de la population active, 64 % appartiennent à cette catégorie, contre 15 % des français actifs.

Les usagers habitent quasiment tous dans les grandes métropoles françaises : 76 % d’entre eux résident dans l’aire urbaine de Paris et 15 % résident dans une aire urbaine de plus de 500 000 habitants

Enfin, 50 % des usagers utilisent les services de VTC à titre privé uniquement, 46 % les utilisent à titre privé et professionnel, 4 % seulement les utilisent uniquement à titre professionnel.

L’impact des VTC sur la mobilité et l’environnement

On note une diminution de l’équipement en véhicules motorisés et de l’usage de la voiture personnelle chez les usagers des VTC. L’équipement automobile des usagers diminue de 3 % du fait de leur adoption des services de VTC.

En tenant compte du nombre de VTC en circulation, entre 21 000 et 30 000 voitures auraient déjà été supprimées en France grâce aux services de VTC. A titre de comparaison le parc automobile français est constitué de près 32 millions de voitures particulières.

On constate également que les services de VTC amènent une partie de leurs usagers à renoncer à l’achat d’un deux-roues motorisé (pour 4 % d’entre eux) où à s’en séparer (pour 1 % d’entre eux).

 

Cette étude est une première étape, réalisée sur une base déclarative. D’autres travaux seront nécessaires pour préciser l’impact environnemental des VTC. Les émissions de GES n’ont pas été traitées pour ce premier état des lieux par exemple.

 

JT Dechets« Collectivités, comment atteindre les objectifs déchets de la loi de transition énergétique? »

La loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte (LTECV) et la loi portant la nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe) marquent des avancées législatives importantes dans les domaines de la prévention et de la gestion des déchets, et plus globalement de l’économie circulaire. Il revient désormais aux collectivités locales et territoriales de les prendre en compte tant en termes de planification que de gestion opérationnelle des déchets.

Afin d’accompagner les collectivités locales et territoriales dans la mise en œuvre de leur démarche, le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer et l’ADEME ont identifié 10 thèmes de réflexion et d’action prioritaires :

  • Planifier à l’échelle régionale : enjeux et mise en œuvre
  • Mettre en place un projet de territoire
  • Choisir la tarification incitative pour optimiser et moderniser le service
  • Réduire le gaspillage alimentaire
  • Généraliser le tri à la source des déchets organiques
  • Améliorer le recyclage des déchets du BTP : le rôle clé de la commande publique
  • Agir sur les déchets des entreprises
  • Poursuivre la modernisation du tri des emballages et des papiers
  • Tirer les enseignements des retours d’expérience du Tri Mécano-Biologique (TMB)
  • Optimiser les unités de valorisation énergétique des déchets

Un atelier-débat est consacré à chacun de ces thèmes durant les deux Journées Techniques Nationales – Déchets

 

Focus sur 4 thèmes de réflexion et d’action

Pour enrichir les débats et mettre à la disposition des collectivités locales et territoriales des données et outils d’aide à la décision, l’ADEME rend public, lors de ces Journées Techniques Nationales 2016 – Déchets, les résultats et les principaux enseignements de ses travaux sur 4 thèmes en particulier :

  • choisir la tarification incitative pour optimiser et moderniser le service
  • généraliser le tri à la source des déchets organiques
  • améliorer le recyclage des déchets du BTP
  • poursuivre la modernisation du tri des emballages et des papiers

 

Mieux comprendre la sensibilité des français à la prévention des déchets et identifier les leviers de leur changement de comportements, individuel et collectif

Ces journées sont aussi l’occasion pour l’ADEME de rendre public les résultats de son baromètre bisannuel sur la sensibilité des Français à la prévention des déchets. Outil de mesure des comportements individuels et collectifs, ce baromètre permet également d’identifier les leviers de changement des comportements.

A retenir de cette 5ème édition :

L’idée que la société dans son ensemble produit trop de déchets fait consensus auprès de 96% des Français.
Ils sont toutefois beaucoup plus réservés quant à leur responsabilité individuelle : 88% estiment ne pas produire plus de déchets que la moyenne des Français…
… même si ils affichent un volontarisme certain à l’idée de pouvoir en produire moins : c’est le cas pour 70% d’entre eux.

 

 

Ce 24 juin, aux Ulis (91), AREVA H2Gen a inauguré la première usine d’électrolyseurs en France.Label-IA_100mm_sansombre HD

AREVA H2Gen est issue de la fusion en mai 2014 d’une entreprise de R&D et des actifs d’électrolyse d’AREVA. Elle a reçu le soutien du Programme d’investissements d’avenir opéré par l’ADEME. Cette co-entreprise regroupe AREVA, l’ADEME et SMART ENERGIES.

Avec la création de cette usine, AREVA H2Gen apporte une solution technologique française innovante qui répond à la nécessité de stocker massivement l’énergie fournie par les énergies renouvelables. C’est l’un des leviers majeurs de la transition énergétique. L’usine fabrique des électrolyseurs dernière génération pour produire de l’hydrogène à partir d’eau et d’électricité.

 

De Gauche à droite: Cyril DUFAU-SANSOT, Président AREVA H2Gen Françoise MARHUENDA, Maire des Ulis Bruno LECHEVIN, Président de l’ADEME Vianney DE L’ESTANG, Président de Smart Energies Christopher MCLOUGHIN, Président d’AREVA Renouvelables

De Gauche à droite:
Cyril DUFAU-SANSOT, Président AREVA H2Gen
Françoise MARHUENDA, Maire des Ulis
Bruno LECHEVIN, Président de l’ADEME
Vianney DE L’ESTANG, Président de Smart Energies
Christopher MCLOUGHIN, Président d’AREVA Renouvelables

 

Couv Lettre Strategie Juin16Ce 48e numéro de la lettre Stratégie présente les principaux résultats d’une étude ADEME concernant l’évolution des marchés et des emplois relatifs aux principales activités liées à l’amélioration de l’efficacité énergétique et au développement des énergies renouvelables en France sur la période 2006-2014. Elle présente également des enseignements sur l’année 2015 et donne des clefs pour appréhender les perspectives de développement de ces marchés à plus long terme.

Une trentaine de segments de marchés y sont considérés : travaux de rénovation énergétique dans les logements existants, diffusion des équipements domestiques énergétiquement performants, développement des infrastructures de transports collectifs, fabrication et distribution de véhicules particuliers (classe A, hybrides, électriques), équipements et installations destinées à produire des énergies renouvelables (EnR). Les ventes d’énergie d’origine renouvelable y sont également estimées.

 

Malgré l’apparente stagnation des marchés en 2014, des progrès ont été réalisés, dans un contexte général particulièrement difficile. De 2006 à 2014, les marchés ont connu une progression annuelle moyenne de 9,8 %, alors que les principaux indicateurs macroéconomiques n’ont que très faiblement évolué sur la même période : le PIB a augmenté de 1,8 %, tout comme la dépense de consommation finale des ménages, et la formation brute de capital fixe (FBCF) a progressé de 1,5 %. L’emploi dans l’ensemble de l’économie n’a quasiment pas évolué entre 2006 et 2014 (+ 0,1 % en moyenne annuelle), alors que pour les marchés suivis par l’étude, il progresse en moyenne de 6,4 % par an.

Les objectifs ambitieux de la loi de transition énergétique pour la croissance verte et ses mesures d’accompagnement, dont certaines ont déjà été mises en place comme l’accompagnement de 400 territoires à énergie positive, ainsi que l’arrêté relatif aux objectifs de développement des énergies renouvelables du 24 avril 2016, devraient soutenir le développement de plusieurs filières en France.
Pour les EnR électriques, la redéfinition des mécanismes de soutien, dont le passage au complément de rémunération, pourrait amener de nouvelles activités de production, et venir modifier les modèles industriels et les filières déjà en place.

 

Egalement au sommaire de cette lettre :

  • 2 focus

Sur le développement des marchés Bâtiment, EnR et Transport en dents de scie. Sur l’ensemble de la période couverte par l’étude, les marchés liés au développement des énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique ont alterné phases d’expansion et de repli.

Sur le dynamisme des marchés des équipements énergétiquement performants. Les marchés des équipements performants du logement type chaudières à condensation, électroménager ≥ A+ et des véhicules particuliers de classe A, véhicules électriques et hybrides progressent de 25 % en moyenne annuelle entre 2006 et 2014.

  • 2 encadrés

Les emplois d’exploitation et d’entretien dans les transports.
Des éléments sur la méthode utilisée pour cette étude.

 

 

RGELe Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, l’ADEME et les professionnels réalisant des études et prestations intellectuelles dans le domaine de la performance énergétique et des énergies renouvelables ont signé une nouvelle charte concernant l’attribution de la mention «RGE».

 

La mention RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) a vocation à mettre en évidence le savoir-faire ou une spécialisation d’une entreprise dans les domaines de la performance énergétique et/ou des installations d’énergie renouvelable. Lancée en 2011 pour les entreprises réalisant des travaux d’amélioration énergétique, elle a été ouverte aux professionnels réalisant des études et prestations intellectuelles avec la signature d’une charte en novembre 2013. Cette première Charte étant arrivée à son terme, les acteurs ont souhaité reconduire le dispositif tout en l’ajustant pour tenir compte des retours d’expériences. De nouveaux signataires sont venus s’ajouter : deux nouveaux organismes de qualification (LNE et l’AFNOR) et des associations techniques (AICVF, ENERPLAN, SER, CIBE, AFPG).

 

Si les objectifs de faire monter en compétence les bureaux d’étude et de permettre aux maîtres d’ouvrages d’identifier les professionnels compétents demeurent, la nouvelle charte présente deux évolutions majeures :

  • Nombre et ancienneté des références

Le nombre de références a été ajusté en fonctions des qualifications. Pour exemple, le nombre de référence à présenter pour les qualifications de maitrise d’œuvre a été réduit pour tenir compte de la situation de petites structures.

  • Validation des connaissances

En alternative à la formation, la charte prévoit des QCM pour valider les connaissances des référents techniques. Ces QCM, seront organisés par les organismes de qualification et certification.

 

En 2015, l’ADEME a commencé à mettre en place l’éco-conditionnalité de ses aides. En 2016, la mention RGE pour les études est obligatoire pour les aides à la décision, et le sera à partir de 2017 pour les aides à l’investissement (Fonds chaleur).

 

Téléchargez la charte

 

 

*Ensemble des signataires :

Les représentants des prestataires d’ingénierie ayant pris des engagements pour faire la promotion de la présente charte et travailler à la montée en compétence de leurs adhérents :

CINOV Construction / Syntec ingénierie / L’Union Nationale des Economistes de la Construction (UNTEC)

Les organismes délivrant des signes de qualité ayant pris des engagements pour faire évoluer leurs référentiels de signes de qualité délivrés aux professionnels réalisant des prestations intellectuelles concourant à la performance énergétique des bâtiments et des installations d’énergie renouvelable :

CERTIVEA / L’organisme de certification I.Cert / L’Organisme de Qualification de l’Ingénierie (OPQIBI) / L’Organisme de qualification des économistes de la construction et des programmistes (OPQTECC) / Le laboratoire national de métrologie et d’essais / AFNOR  certification

Avec le soutien des associations techniques des filières de l’ingénierie et des énergies renouvelables:

L’Association Française des Professionnels de la Géothermie (AFPG) / L’Association des Ingénieurs en Climatique, Ventilation et Froid (AICVF) / Le Comité Interprofessionnel du Bois Energie (CIBE) / L’association professionnelle de l’énergie solaire (ENERPLAN) / Le Syndicat des Energies Renouvelables (SER)

 

 

Une étude présentée le 14 juin au Conseil National du Bruit (CNB), évalue à plus de 57 milliards d’euros par an le coût social du bruit en France. En compilant et analysant les données disponibles, l’étude co-pilotée par l’ADEME et le CNB, et réalisée par EY révèle que plus de 25 millions de personnes en France sont affectées significativement par le bruit des transports, dont 9 millions exposés à des niveaux critiques pour leur santé. Outre le bruit des transports, l’exposition au bruit en milieu professionnel, en milieu scolaire, ou encore les bruits de voisinage sont également responsables des coûts estimés. Des pistes d’actions sont envisageables à court terme et à moindre coût.

En septembre 2013, le Conseil National du Bruit (CNB), a inscrit dans son programme de travail « l’approche économique du bruit » et notamment l’évaluation des coûts induits par le bruit. L’étude confiée à EY par l’ADEME et le CNB, s’inscrit dans le cadre de ces travaux, et a pour objectif de consolider et d’améliorer les connaissances des décideurs publics et privés sur les conséquences financières directes et indirectes de l’exposition au bruit.

 

Logo ONPESégolène Royal et Emmanuelle Cosse annoncent la mobilisation de l’ensemble des acteurs publics, privés et associatifs des secteurs de l’énergie, du logement et de la solidarité réunis sous l’égide de l’Observatoire National de la Précarité Energétique (ONPE).

Bruno Lechevin, Président de l’ADEME se voit confier la présidence pour cette nouvelle période d’activité 2016 – 2018, aux côtés de Jérôme Vignon, Président de l’Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale (ONPES), qui en assurera la vice-présidence.

La loi de Transition énergétique pour la croissance verte a fait de la lutte contre la précarité énergétique l’un des objectifs clés de la politique énergétique de la France. Elle inscrit l’ambition de rénover 500 000 logements par an à partir de 2017 dont au moins la moitié occupée par des ménages aux revenus modestes, visant ainsi une baisse de 15 % de la précarité énergétique d’ici 2020.

 

100 ENRL’ADEME a rendu publique le 22 octobre 2015 l’étude « Un mix électrique 100% renouvelable ? Analyses et optimisations ». Depuis, un certain nombre de questions récurrentes ont été adressées à l’Agence. Ces questions de différents ordres portent par exemple sur les objectifs premiers de l’étude, la compréhension de sa méthode, la pertinence des hypothèses retenues ou encore la portée et l’interprétation des résultats. Elles ont également fait émerger de nouvelles problématiques pour lesquelles l’ADEME a réalisé des analyses de données complémentaires.

L’Agence regroupe toutes les réponses dans un document « Foire aux questions ».

Ce document se réfère donc à l’étude « Un mix électrique 100% renouvelable ? Analyses et optimisations » que vous pouvez consulter sur le site mixenr.ademe.fr

 

Les données brutes de l’étude « Un mix électrique 100% renouvelable ? » bientôt disponibles

Dans une démarche d’ouverture et de partage de données, les données brutes utilisées pour réaliser l’étude seront prochainement mises à disposition sur le site de l’ADEME. A destination des chercheurs, étudiants, bureaux d’études et des professionnels du secteur, elles seront disponibles sous forme de tableurs et pourront être utilisées librement.

L’ouverture des données (Open Data) vise à encourager leur réutilisation par le monde de la recherche, les entreprises, les collectivités locales et autres acteurs sociaux économiques. Elle participe à la mission de l’ADEME de contribuer à l’expertise collective pour la Transition énergétique et écologique.

Plus d’information sur l’utilisation de données publiques sur le site data.gouv.fr

 

 

A&V 96 couv

Le nouveau numéro du magazine ADEME&VOUS est en ligne. Découvrez le dossier spécial conscré à la gestion des déchets. Réduire la masse des déchets produits et valoriser au maximum ceux qu’on ne peut éviter : c’est l’un des objectifs phares de la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) de 2015. Pour faire entrer le pays dans un cercle plus vertueux, elle fixe des objectifs ambitieux, notamment en termes d’économie circulaire. Des engagements qui se concrétisent peu à peu grâce aux actions de l’ADEME, menées sur tout le territoire, en direction de tous les publics, en particulier dans le domaine des déchets de toutes natures.

 

A lire dans le dossier:

  • Zoom sur… Matières plastiques – Vers une filière de recyclage dynamique
  • Regards croisés : Tarification incitative, un argument de poids
  • Reportage : Cyclad valorise à tout va
  • Avis d’expert : Écologie industrielle et territoriale, des outils pour desserrer les freins, avec Cyrielle Borde, responsable de la thématique Écologie Industrielle et Territoriale à l’ADEME

Egalement au sommaire de ce numéro :

  • Décryptage : «Les pertes et gaspillages alimentaires sont considérables et… peu visibles !» – Antoine Vernier, chargé de mission pertes et gaspillages alimentaires à l’ADEME
  • Recherche : GREEN TECH – Le numérique au service de la transition
  • Faits et chiffres-clés : Le gaspillage alimentaire en France
  • Projets : Biomasse : Conversion réussie pour la chaufferie d’ Antigone (Montpellier) / Performance énergétique : Le CHU de >Poitiers certifié pour ses bonnes pratiques / Transition énergétique : La démarche de Malaunay à l’honneur (Normandie) / Biodéchets : Un restaurateur met la main à la pâte (Ile-deFrance : Stéphan Martinez, Moulinot Compost&Biogaz)