Comme chaque semestre, l’ADEME publie son agenda des moments forts à venir.

logo_assisesA noter, dès le 27 janvier, les Assises de l’Energie réuniront sur 3 jours plus de 2000 personnes à Bordeaux. Elus, responsables de collectivités locales, institutionnels, organismes privés et associatifs, tous se retrouvent pour découvrir, apprendre, échanger et débattre sur la transition énergétique.

Le colloque sera l’occasion de remettre les labels Cit’ergie pour récompenser les collectivités. la cérémonie aura lieu le 29 janvier dans la matinée.

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logo Ambassade vertePiazza FarneseÀ un an de la Conférence des Nations Unies « Paris Climat 2015 », l’Ambassade de France en Italie s’engage dans un projet innovant de réduction de son empreinte environnementale : l’Ambassade verte.

L’Ambassade de France en Italie se trouve dans le Palais Farnèse à Rome. Rendre plus écologique le fonctionnement d’un palais du XVIème siècle accueillant près de 30 000 invités et visiteurs par an, c’est un grand défi que les membres de l’ambassade ont choisi de relever ensemble.

Qu’est ce que l’ambassade verte ? C’est une démarche globale et progressive de réduction de son empreinte environnementale. A l’issue d’un diagnostic complet de son empreinte environnementale, l’ambassade identifiera courant 2015 les mesures permettant de la réduire.

Pour le lancement officiel du projet, lundi 15 décembre sera une « journée verte » au Palais Farnèse.

Au programme de cette « journée verte », des manifestations au Palais Farnèse, et une conférence pour clôturer la journée avec pour thème « Comment relever le défi du climat? », avec Nicolas Hulot, envoyé spécial du Président de la République pour la protection de la planète, et Luca Mercalli, président de la Société Météorologique Italienne. 

La mobilisation de tous (Etats, organisations publiques et privées, individus), est en effet plus que jamais indispensable pour relever le défi de  la COP21 : parvenir à un accord universel et contraignant pour limiter le réchauffement climatique à 2 degrés.

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couv savoir faire français« Le climat sera Grande Cause Nationale en France en 2015″ a déclaré Ségolène Royal à Lima.

La France, officiellement nommée pays hôte de la 21ème conférence climat en 2015 (Paris Climat 2015), est mobilisée pour la bonne préparation et la bonne conduite des négociations et elle est surtout mobilisée depuis de nombreuses années dans l’action face au changement climatique.

Cette conférence nous offre la possibilité de donner une impulsion nouvelle aux initiatives privées et publiques en matière de climat. Et les Français ont un savoir-faire sur l’élaboration et la diffusion d’outils et de solutions pour lutter contre le changement climatique, à toutes les étapes :

  • la mesure des émissions de gaz à effet de serre,
  • l’analyse et le diagnostic des conséquences du changement climatique,
  • la construction et la mise en oeuvre de plans d’action « Climat-Energie »,
  • la formation des acteurs…

Tour Eiffel Paris Climat 2015Retrouvez le panorama des actions mises en oeuvre en France et à l’étranger dans la brochure « Le savoir-faire français : agir face au changement climatique »

Quand on décortique les étapes de transformation et les parcours autour du monde que peuvent effectuer nos produits de consommation courante, alimentaires ou non, on est souvent surpris du nombre de kilomètres parcourus pour qu’un produit ou l’un de ses composants puisse être transformé dans un pays à bas coût de main d’œuvre…

Ceci a des conséquences économiques, sociales mais aussi environnementales ! Ainsi si l’empreinte carbone d’un français est de l’ordre de 9 tonnes d’équivalents CO2 par an, 44 % correspondent à des émissions hors de France, liés à la fabrication et aux transports de nos importations.

S’interroger sur les circuits, les raccourcir, les rationaliser permet de participer à l’effort collectif de réduction de l’empreinte carbone des Français : c’est l’une des pistes que propose le scénario de l’ADEME dans son étude prospective à l’horizon 2030 : une consommation plus respectueuse de la planète et plus économe en ressources montre qu‘il est possible de réduire d’environ 25 % l’empreinte carbone de la consommation de chaque français d’ici 2030, les autres impacts environnementaux évalués restant maîtrisés.

Cliquer sur les infographies ci-dessous pour les visualiser en taille réelle

Infographies prospective conso habitat NAT 11 2014_V2 Infographie Prospectives conso 2030 2-5 Mobilité Infographie Prospectives conso 2030 3-5 Alimentation Infographies prospective conso conso non alim NAT 11 2014_V2 Infographie Prospectives conso 2030 5-5 Loisirs et culture

CLER-image centre-webLes 4 lauréats du concours CLER Obscur 2014 ont été dévoilés et primés jeudi 4 décembre sur le plateau TV de Pollutec Horizons, après 2000 votes en ligne sur le site internet du CLER.

Pour cette 5ème édition du concours, organisé par le CLER en partenariat avec l’ADEME, l’agence de presse audiovisuelle Watts News, la Revue EK, le Green Up Film Festival, et l’institut Eco-Conseil, 22 films étaient en compétition.

L’objectif de cet événement : valoriser au format vidéo les thématiques liées aux énergies renouvelables, à la mobilité durable et à la transition énergétique.

Les 4 films ont été primés sont :

1er prix des internautes (1 000 €) : Le Cin’énergie de Lucia Palenzuela et Maylis Mercat ;
2ème prix des internautes (750 €) : Comment fabriquer une machine à laver de camping de Yannick Lecoeur ;
3ème prix des internautes (500 €) : Bref j’ai visité une maison passive la plate forme pour la maison passive, Belgique ;

Prix spécial du jury (1 000 €) : Les Avertis de la série les Energivores de Georges Nivoix de Canopé académie de Besançon.
Le jury félicite l’ensemble des participants pour la qualité des films et des actions qu’ils valorisent, montrant cette transition énergétique en cours dans les territoires.

Cin'énergie

Cin’énergie

Comment fabriquer une machine à laver de camping

Comment fabriquer une machine à laver de camping

Bref j'ai visité une maison passive

Bref j’ai visité une maison passive

Les avertis

Les avertis

Rendez-vous l’année prochaine pour la 6ème édition !!

antigaspi pommeComment réduire le gaspillage alimentaire ? C’était le thème du colloque organisé par l’ADEME et le Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et la forêt aujourd’hui mardi 9 décembre à Lyon pour sensibiliser les professionnels concernés.

En France, les déchets alimentaires s’élevaient en 2012 à 9 millions de tonnes !

Ce chiffre peut être fortement réduit en mettant en oeuvre des opérations de réduction du gaspillage alimentaire. Aujourd’hui, de nombreuses initiatives ont été prises par des collectivités, des entreprises et des acteurs de la restauration, notamment, pour s’attaquer à ce gaspillage. De plus, des outils existent pour mettre en oeuvre ses démarches efficaces.

Capture Colleges IsereParmi ces initiatives, le Conseil général de l’Isère a abordé notamment les coûts du gaspillage alimentaire avec l’exemple d’une étude menée auprès de 96 collèges et leurs restaurants scolaires, ce qui représente environ 5,2 millions de repas servis à l’année. A l’échelle de l’ensemble des collèges de l’Isère, on estime à 2,1 millions d’euros par an le coût du gaspillage alimentaire.

Une vingtaine d’établissements se sont engagés dans la lutte contre le gaspillage alimentaire, avec la mise en place d’actions de type sensibilisation des élèves, production des repas au plus juste, adaptation des quantités ou encore ajustement aux goûts des convives.

Le Conseil général de l’Isère estime que l’ensemble des collèges de l’Isère pourraient économiser près de 1 million d’euros par an et les réinvestir par exemple directement dans l’assiette : achat de denrées de meilleure qualité, bio, productions locales…

Couv guide OrsePour progresser, il faut mesurer ; pour mesurer, il faut une méthode !

L’ADEME, le club finances de l’ORSE et l’association bilan carbone dévoilent un nouveau guide à destination du secteur financier.

En effet, le secteur financier est le maillon important d’une chaîne de développement de projets et d’activités, et la prise en compte des indicateurs environnementaux dès cette étape est aujourd’hui primordiale.

Objectif de ce guide : présenter les enjeux sectoriels liés au changement climatique et des méthodes associées pour quantifier l’impact direct et indirect sur l’effet de serre du secteur financier, et ainsi permettre à ses acteurs de définir des axes d’amélioration.

Comme Bruno Lechevin l’a rappelé lors du lancement de ce guide lundi 8 décembre 2014 devant les représentants du secteur bancaire, « La transition énergétique et écologique vous appelle à orienter vos investissements vers les activités les plus vertueuses, à leur faciliter le recours au crédit et à l’inverse, à vous détourner progressivement des activités incompatibles avec la transition énergétique et écologique. Pour nous, l’objectif est bien de réorienter les flux financiers qui sont malheureusement encore aujourd’hui monopolisés par des activités incompatibles avec la lutte contre le réchauffement climatique. »

Il s’agit en effet de généraliser la quantification de l’empreinte carbone du secteur sur son cœur métier et d’en faire un moyen de progrès qui démontrera, la mobilisation et la prise de responsabilité de chacun au regard des défis du changement climatique et de la transition énergétique.

Dans le cadre de la Conférence environnementale, de nombreuses mesures ont été annoncées par le Premier ministre et la Ministre de l’Ecologie pour améliorer la qualité de l’air. Et pour un changement significatif et bénéfique, il faut agir sur plusieurs sources de pollution, et notamment les transports, le chauffage au bois individuel et l’agriculture. Les particules fines sont potentiellement les plus toxiques car elles ont la faculté de se déposer au plus profond des voies respiratoires. Il faut donc agir en priorité et de façon complémentaire sur la réduction des émissions de ces secteurs.

Réduire les émissions du transport routier

@ADEME

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Le parc de véhicules Diesel anciens est fortement émetteur de particules fines et d’oxydes d’azote, et en particulier les véhicules Diesel non équipés de « filtres à particules fermés ». Les voitures diesel récents restent émettrices d’oxyde d’azote (Nox), qui sont à l’origine des concentrations de NO2 et participent à la formation de particules secondaires et d’ozone. L’exposition des populations aux particules secondaires liées aux véhicules Diesel et essence est encore mal quantifiée, mais ces particules, parce qu’elles sont ultrafines, sont soupçonnées de produire des impacts sanitaires graves.

L’ADEME recommande donc d’agir sur la réduction des déplacements motorisés, avec une priorité sur le parc de véhicules anciens, en particulier le parc Diesel non équipé de filtres à particules fermés très émetteur de particules et d’oxyde d’azote : véhicules particuliers, véhicules de livraison, poids lourds ainsi que flottes captives circulant dans les agglomérations.

Dans le cadre de la conférence environnementale, l’Etat a notamment annoncé pour 2015 un dispositif d’identification des véhicules propres pour encourager leur utilisation et permettre leur circulation lors de la mise en place des mesures répondant aux pics de pollution. Le gouvernement étudiera également la possibilité d’étendre la prime à la conversion des vieux diesels à l’acquisition de véhicules d’occasion propres pour les familles aux ressources les plus modestes.

Enfin, le projet de loi de transition énergétique prévoit la possibilité de mettre en place des zones à circulation restreintes dans les villes ou agglomération de plus de 100 000 habitants. Dans ces zones, les autorités locales pourront restreindre la circulation des véhicules les plus polluants, sur le modèle des « Low Emission Zone », déjà mises en oeuvre dans près de 200 villes d’Europe. Consulter le benchmark « Low Emission Zone »

Réduire les émissions du chauffage au bois individuel

88226_qualite-air-chauffage-bois-150La combustion du bois (feu de cheminée, brûlage des déchets,…) contribue également aux niveaux de particules dans l’air ambiant.

L’ADEME recommande notamment aux particuliers de réduire l’usage des appareils individuels les plus émetteurs de polluants. En l’état des connaissances actuelles, les foyers ouverts ainsi que les appareils à foyer fermé datant d’avant 2002 doivent être ciblés prioritairement et remplacés par les équipements les plus performants (porteurs du label Flamme Verte ou présentant des performances équivalentes).

Dans le cadre de la conférence environnementale, le gouvernement mettra en place en 2015 des aides à la conversion des vieux appareils de chauffage au bois dans les zones polluées et proposera aux collectivités de s’y associer. Dans la Vallée de l’Arve, le Fonds Air bois a permis, depuis juin 2013 de remplacer près de 900 appareils anciens.

Réduire les émissions de l’agriculture

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© S. LEITENBERGER/ADEME

L’agriculture, comme les autres secteurs d’activité, contribue aux niveaux de particules fines dans l’atmosphère. Elle est, en particulier, à l’origine de 97 % des émissions nationales d’ammoniac (NH3), un polluant atmosphérique qui participe à la formation de particules fines et favorise l’acidification et l’eutrophisation des milieux. Générées majoritairement par les effluents d’élevage et lors des épandages d’engrais, les émissions d’ammoniac constituent une perte d’azote pour les exploitations agricoles.

La recherche et le monde agricole ont déjà développé des pratiques et des techniques permettant de limiter les pertes d’ammoniac vers l’air, que ce soit au niveau de l’alimentation animale, de la gestion des effluents et de la fertilisation des cultures. Par une conduite optimisée de la gestion de l’azote, l’objectif est aussi une meilleure performance économique. L’ADEME a identifié 10 actions ayant le meilleur rapport coût-efficacité pour réduire les émissions d’ammoniac à l’échelle de la France aux horizons 2020 et 2030.