Capture d’écran 2016-01-26 à 10.49.59Le photovoltaïque est une composante importante des politiques énergétiques et climatiques.

La filière progresse régulièrement et rapidement en termes d’efficacité et de baisse des coûts, grâce aux efforts de recherche et aux retours d’expérience du marché. D’ici 2025, on estime que ces coûts vont encore baisser de façon significative : le coût d’investissement du PV devrait diminuer de 35%.

La France dispose par ailleurs d’instituts à la pointe de la recherche et d’acteurs industriels parmi les leaders mondiaux sur leurs segments de marché.

En France, l’électricité photovoltaïque atteindra la compétitivité économique dans les prochaines années et se présente comme un élément de réponse durable à la demande d’électricité. En effet, le développement du PV va progressivement s’avérer possible sans subvention autour de 2020.

Le soutien à la filière revêt donc un enjeu stratégique en termes d’approvisionnement énergétique, de développement industriel, d’emplois, de compétitivité et de lutte contre le changement climatique. L’ADEME se positionne en outre pour un renforcement de la coopération entre les acteurs européens, afin d’accélérer la mise en œuvre des innovations et permettre un positionnement compétitif d’une offre industrielle intégrée européenne photovoltaïque.

(c) Olivier Sébart/ADEME

(c) Olivier Sébart/ADEME

Même si le soutien public aux centrales au sol dans le Sud de la France permet de mener une politique de déploiement du photovoltaïque à moindre coût pour la collectivité, leur développement doit s’envisager dans la durée et de façon concertée en prenant en compte l’emprise au sol de ces centrales, la capacité d’absorption du réseau ou encore les évolutions potentielles de perceptions et d’acceptabilité sociale. L’exploitation des grandes toitures (entrepôts, bâtiments commerciaux ou industriels) qui représentent un gisement très important, constitue à cet effet une alternative qui doit être également encouragée pour permettre l’atteinte des objectifs de puissance installée à moyen-long terme.

Si le développement du surimposé est privilégié dans la plupart des pays car il permet de limiter le coût de déploiement des installations, l’intégration au bâti a une pertinence économique dans le secteur du bâtiment neuf et constitue toujours une opportunité de créer de la valeur ajoutée de la conception à l’installation des procédés photovoltaïques spécifiques ; elle permet en outre aux industriels de se positionner dès aujourd’hui dans l’optique du Bâtiment à Energie Positive (BEPOS).

L’ADEME travaille aujourd’hui à l’émergence de solutions à la fois technologiques et économiques qui permettront au réseau électrique d’accueillir un nombre croissant d’installations photovoltaïques, notamment en encourageant les travaux sur les réseaux et systèmes électriques intelligents.